Osez écrire !

On en rêve et pourtant on repousse. Il y a toujours mille et une excuses : pas le temps, pas l’inspiration….En France, on imagine que l’auteur est une sorte de créature supérieure qui regarde les nuages se poser sur les montages embrumées et soudain – Bam ! – l’inspiration descend sur lui.
Alors, armé de son stylo et d’un carnet à la jolie reliure, il rédige en quelques jours une œuvre d’une grande qualité émotionnelle… blablabla.Chez les anglo-saxons, l’écriture est une activité comme d’autres, qui peut et doit s’apprendre (même si personne ne nie que quelques aptitudes de départ ne gênent pas !). Plus qu’un don, écrire est donc un travail. On hésite souvent, on recommence, on efface, on déchire, on déprime, on veut arrêter. Mais il faut recommencer, persister et ne pas avoir peur de travailler, accepter les doutes et les errances, être bienveillant envers soi-même et persévérer. Le don inné concerne une catégorie vraiment infime des auteurs (et même ceux-là travaillent beaucoup !), les autres existent aussi.

Autant d’auteurs, autant de conseils, le web en regorge. Voici les conseils les plus courants  pour démarrer, vous les connaissez probablement, mais un petit récapitulatif ne nuit pas :

Définissez un lieu de travail : assis à la table de la cuisine, en tailleur dans votre canapé ou confortablement installé dans votre lit ? Au final, peu importe, pas de règle. Vous n’êtes pas obligé de vous installer à un bureau. Ce qui compte, c’est que vous vous sentiez bien, au calme et capable de vous concentrer. A chaque séance d’écriture, “rejoignez” votre lieu de travail. Vous constaterez assez vite que votre cerveau enregistre ce signal et que peu à peu, il va se mettre en condition.

• Pour la même raison, définissez un rythme de travail. Bien entendu, avec nos rythmes de vie, nous ne sommes jamais aussi disponibles que nous le souhaiterions. Plutôt que d’envisager de vous libérer pour travailler une grosse séance le week-end (et de ne pas réussir à vous y tenir ou de démoraliser car vous aurez l’impression de ne pas progresser ou de tourner en rond), essayer de planifier 3 séances minimum par semaine (l’idéal étant bien entendu tous les jours !)

• J’entends déjà certains : tous les jours !!! Oui, je sais…. mais la bonne nouvelle c’est que cela n’a pas besoin d’être long. Au contraire ! Définissez un objectif pour ces séances : commencez par exemple par 10mn, ou 250 mots. La pression sera moins forte, vous ne passerez pas votre temps à compter les pages. On s’en moque du nombre de pages à ce stade. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur la qualité, sans stresser sur la quantité. Vous maîtriserez davantage votre texte et de jour en jour, vous verrez la progression. Quand vous vous en sentirez prêt et que vous aurez pris le rythme, rien ne vous empêche d’augmenter les quotas. D’ailleurs, quand vous avez décidé de vous mettre au jogging, vous n’avez pas envisagé une seconde de débuter par un marathon, non ?

Commencez par le commencement : on a envie de se mettre à écrire, là, tout de suite. Mais assez vite, tout peut devenir confus et on enchaîne les impasses. Surtout si on rédige une œuvre de suspense, avec un univers atypique… Alors même si c’est ingrat, prenez le temps de faire un plan, le plus détaillé possible, avec les ressorts, les retournements. Cela vous évitera quelques impasses ( ah flûte ! Mon assassin ne peut pas être le pilote d’avion revenu sans que personne le sache se venger de ses amis d’enfance puisque dans l’intrigue il s’avère qu’il a souffert d’épilepsie étant jeune, c’est pour ça que ses camarades d’écoles se moquaient de lui et que sa mère…).
Le travail préparatoire, c’est comme mettre du scotch autour des fenêtres et de la bâche au sol avant de peindre : c’est ennuyeux, on croit perdre du temps, mais au final…on y gagne !

• Ne négligez pas le travail préparatoire sur les personnages , les ambiances, les détails utiles, les décors importants.… car une fois lancé, il faut au maximum que rien n’entrave votre inspiration : éviter si possible d’avoir à fouiller dans les 5 carnets remplis de notes pour trier le bon grain de l’ivraie parmi toutes les pistes envisagées, chercher une date ou l’étymologie d’un prénom sur Internet, la description d’une ville….votre travail de rédaction s’en trouverait haché.
Et vous verrez que cette préparation stimule votre cerveau : quand vous commencerez à écrire, tout s’enchaînera d’autant mieux. Cette fois encore vous n’éviterez peut-être pas toutes les impasses (c’est impossible !) mais vous aurez déjà dénoué le plus gros de l’écheveau.

Ne psychotez pas sur la taille : ce qui compte c’est votre histoire, son rythme, son style, sa structure. Diluer ou gonfler votre livre dans le seul but d’atteindre un objectif n’a aucun sens.
Un roman, c’est environ 80 000 mots (soit environ 300 pages), alors quelque part entre “Guerre et Paix” de Tolstoï (560 000 mots), « Harry Potter à l’école des sorciers » (76000 mots) mais “Harry Potter et l’ordre du Phénix” (257 000 mots), les Agatha Christie (en moyenne 50 000 mots, soit 200 pages environ) et “l’Étranger” de Camus (32 400 mots), votre livre peut trouver sa place !

 

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